Hypocondrie: la maladie non imaginaire

Hypocondrie : la maladie non imaginaire

Souvent tournée en dérision dans des films, comme « Supercondriaque » ou dans d’autres œuvres comme « Le malade imaginaire » de Molière, l’hypocondrie n’en est pas moins une maladie réelle. La personne hypocondriaque subit une vraie souffrance tant physique que psychique.

Nous allons voir plus en détail ce qu’est cette pathologie, comment reconnaître une personne hypocondriaque et enfin comment l’aider.

Qu’est-ce que l’hypocondrie ?

Définition

L’hypocondrie appelée aussi trouble hypocondriaque est un trouble de la santé mentale. L’hypocondriaque a une peur et anxiété obsessionnelle concernant sa santé, il interprète le moindre signe comme une maladie grave. Ce trouble touche environ 3,5% des personnes.

Le sujet hypocondriaque est persuadé de posséder des symptômes qu’il prétend indétectables par les médecins. Leur conviction est inébranlable.

Causes

Les causes ne sont pas génétiques et pourraient être consécutives à des problèmes neurochimiques liés à la sérotonine et la noradrénaline. Par exemple, une peur panique accompagnée de palpitations élevées, transpiration, peur et difficultés respiratoires pourraient être dues à trop de noradrénaline. De même un manque de sérotonine peut être à l’origine d’une dépression avec des troubles du sommeil, une forte fatigue et typiquement une intervention médicale.

Elles pourraient être aussi la conséquence d’une dépression ou encore d’un choc psychologique comme un décès.

Symptômes

Les symptômes de l’hypocondrie sont des douleurs, des palpitations, des crampes, des fourmillements, des boutons suspects, des retards de règles… La liste n’est pas exhaustive… Et la peur d’être malade engendre aussi des réactions physiques. C’est, en somme, un cercle vicieux.

Comment reconnaître une personne hypocondriaque ?

Les hypocondriaques sont des personnes qui :

  • Sont constamment à l’écoute de leur corps : ils font des autodiagnostics et ils utilisent même des gadgets pseudo médicaux ;
  • Ont une imagination irrationnelle, et font d’un simple symptôme, comme une migraine, une maladie grave ;
  • Consultent au minimum un médecin une fois par semaine, c’est le cas de 10 % des français ;
  • Ont une vraie souffrance physique et psychologique :
    • Ils ont peur d’aller dans des lieux peu hygiéniques, comme le métro, un hôpital. On parle alors de nosophobie qui est la peur d’attraper une maladie et entraîne des troubles compulsifs obsessionnels comme le lavage très fréquent des mains par exemple ;
    • Ils sont effrayés à l’idée d’oublier un médicament comme de l’aspirine en sortant de chez eux, ce qui le cas échéant est une grande source d’angoisse ;
  • Ont une très bonne hygiène de vie pour ne pas que des excès, comme l’abus d’alcool, engendrent des symptômes ;
  • Sont admiratifs du milieu médical ou au contraire le détestent ;
  • Ont peur de mourir.

Comment aider un hypocondriaque ?

Dialoguer pour diminuer l’angoisse

Être hypocondriaque impacte la vie personnelle et professionnelle. Ce trouble narcissique engendre un isolement dû à :

  • L’incompréhension de l’entourage ;
  • L’incompréhension de l’hypocondriaque face aux comportements des autres à son égard.

Ceci renforce l’anxiété et peut conduire à de réelles maladies cardiaques, métaboliques ou mentales.

La meilleure solution consiste à trouver de l’aide auprès d’un psychothérapeute. Mais dans ce contexte de trouble de l’égo, il est très difficile de convaincre une personne souffrant d’hypocondrie de consulter. Il faut parvenir à diminuer l’angoisse, être compréhensif mais ne pas l’encourager. C’est ici que l’entourage et le médecin généraliste ont un rôle à jouer. Ils doivent par le dialogue amener l’hypocondriaque à comprendre qu’il est bien malade mais pas de la maladie physique à laquelle il pense. Lorsque ce premier pas est franchi, des traitements sont possibles.

Aider par des traitements

  • La psychothérapie cognitivo-comportementale : pratique visant à modifier positivement les croyances et pensées négatives ;
  • L’inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine : pour lutter contre la dépression ;
  • L’aide psycho-éducationnelle : consiste à trouver les mots et le moment pour aider le patient à reconnaître sa maladie ;
  • La thérapie familiale ;
  • La thérapie corporelle comme la sophrologie ;
  • Les approches psychanalytiques pour retrouver l’origine et le sens des craintes ;
  • Les médecines douces, comme la phytothérapie ;
  • La relaxation et la méditation ;
  • Toutes les médecines parallèles permettant de lutter contre le stress, comme le magnétisme par exemple.

 

Si vous souffrez de cette maladie ou qu’une personne de votre entourage en souffre faites-vous aider. Consultez un médecin qui sera plus à même d’engager le dialogue qui mènera sur le chemin de la guérison pour une vie libérée des lourdes contraintes de cette redoutable maladie.